Faire entendre le terrain : retour sur la rencontre du 28 août
Le 28 août, les dirigeants des entreprises membres d’Acteco3f ont partagé avec Olivier Becht, député du Haut-Rhin, leurs préoccupations d’industriels installés en zone frontalière avec l’Allemagne et la Suisse. Retour sur un échange qui rapproche le regard des élus et celui du terrain.
Le vent souffle fort sur l’industrie. Les tensions géopolitiques se multiplient, les normes européennes s’accumulent et des concurrents installés hors d’Europe bénéficient de coûts énergétiques plus bas et de soutiens publics. Les dirigeants gardent la barre de leur entreprise malgré ce vent, et le cap devient plus clair quand ceux qui écrivent les lois connaissent la réalité du terrain.
Une idée née au conseil d’administration
Lors d’un de nos conseils d’administration, un dirigeant a proposé de resserrer les liens entre Acteco3f et le monde politique. Cette proposition répond à un besoin simple : que celles et ceux qui votent les lois voient de près ce que les textes changent dans les ateliers et les bureaux de notre territoire, et que nos entreprises trouvent des interlocuteurs pour leurs sujets concrets.
Le 28 août, nous avons donc reçu Olivier Becht, député du Haut-Rhin. Ancien ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, il siège aussi à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, ce qui lui donne un regard à la fois économique et territorial sur nos entreprises. Élu du Sud Alsace, il connaît de l’intérieur le contexte transfrontalier dans lequel travaillent nos membres.
Des questions venues du terrain
Les dirigeants avaient préparé leurs questions, à partir de ce qu’ils vivent au quotidien.
La première portait sur l’énergie : comment garantir à nos sites une électricité compétitive, prévisible et décarbonée depuis la fin de l’ARENH ? La visibilité sur le prix de l’électricité entre dans chaque décision d’investissement d’un industriel.
La deuxième venait de notre situation transfrontalière : comment faciliter le quotidien d’une entreprise dont les salariés viennent de France et d’Allemagne ? Télétravail, sécurité sociale, apprentissage : les règles se pensent pays par pays, alors que nos entreprises fonctionnent au-delà de la frontière nationale.
La troisième portait sur la mobilité : comment simplifier les démarches du forfait mobilité durable ? Ce dispositif existe déjà, mais sa lourdeur administrative et la crainte d’un redressement de l’URSSAF freinent les entreprises qui voudraient proposer à leurs salariés une offre combinant le vélo et le train, à l’heure où le prix des carburants pousse chacun à chercher des solutions.
D’autres questions portaient sur l’empilement des normes européennes et sur la concurrence de pays où l’énergie coûte moins cher. Les dirigeants ont pu exposer ces sujets directement, et l’échange s’est déroulé dans une écoute attentive.
Ce que ce type de rencontre apporte à nos membres
Chez Acteco3f, nous voyons ce type de rencontre comme un service rendu à nos membres. Il place au même endroit les préoccupations des élus et la réalité des entreprises, là où se jouent chaque jour la continuité d’approvisionnement, la qualité et la résilience. Il offre aussi aux dirigeants l’occasion de se retrouver autour de sujets communs, ce qui fait la force d’un réseau : une question portée à plusieurs se fait entendre plus loin qu’une question posée seule.
La suite
Merci à Olivier Becht pour le temps accordé, et merci aux dirigeants qui ont nourri l’échange. Si un sujet de votre quotidien mérite d’être porté auprès des élus, partagez-le avec nous : il alimentera nos prochaines rencontres. Vous pouvez écrire à Carole Birnstill, à carole.birnstill@acteco3f.fr, ou l’appeler au 06 41 49 55 65.















